A l’Ehpad Notre-Dame de Plestin-les-Grèves nous avons la chance d’avoir une excellente animatrice – Anne – qui nous propose des activités variées et même des sorties en minibus (9 places) à la découverte de lieux intéressants, tels que Huelgoat, Rumengol, le Folgoët, Saint-Pol-de-Léon, Roscoff, le Yaudet avec la vierge couchée, le lac de Guerlédan et le canal de Nantes à Brest où nous avons rencontré les Soeurs de Sainte-Anne d’Auray, Ker-Anna, et dernièrement, Quimper !
Nous avons quitté Notre-Dame sous un beau soleil qui nous a boudé en cours de route, mais la température était agréable et… pas de pluie ! Après avoir traversé Pleyber-Christ, nous sommes arrivés dans les Monts d’Arrée, ravagés par le feu l’été dernier, sur plusieurs kilomètres et pendant plusieurs jours, à cause des tourbières : quelle tristesse de voir toutes ces terres noircies, ces arbres calcinés…Cependant, l’espoir renaît, car certains endroits commencent à reverdir. Puis, au passage nous admirons la belle église de Pleyben et son calvaire.
Après une heure trente de trajet, nous voici à Quimper, le minibus part se garer au bord de l’Odet, dont le niveau est très bas. Comme on a pitié des membres du groupe qui clopinent, nous arrivons très vite au fond d’une petite cours – la place Max Jacob – où se situe « notre » crêperie. En effet habituellement on nous prépare un pique-nique que nous prenons en plein air s’il fait beau – mais on ne peut se rendre à Quimper sans entrer dans une crêperie ! Nous y sommes accueillis par la patronne, fort aimable. Nous commençons par trinquer en dégustant un bon kir, puis chacun choisit une grande crêpe de blé noir, bien garnie – suivie d’une boule de glace ; Quel délice !
Après quoi nous nous dirigeons vers la Cathédrale non loin de là. Nous admirons d’abord les deux gracieuses flèches avec le Roi Gradlon au milieu, mais il ne daigne pas descendre de son cheval pour nous saluer ! Le joyau de l’art gothique en granit est d’autant plus beau qu’il a bénéficié dernièrement de travaux de restauration. Quand on y entre, on est saisi par la longueur et la hauteur de la nef, ses piliers majestueux, ses nombreux oratoires dont l’un était jadis réservé aux lépreux, les gisants des Évêques, le grand chœur où se trouve la cathèdre (siège de l’Évêque), et bien sûr, la statue du fameux Santig Du. La corbeille, à ses pieds, est vide, mais au moment de sortir, nous voyons un homme arriver avec un pain sous le bras : un SDF pourra se servir… Nous remarquons également un vitrail représentant le Christ se penchant sur un soldat blessé : c’était un croquis dessiné par le Père Jean-Marie Conseil -de la famille de Srs Françoise et Anne-Marie, originaire de Cléder-, prêtre brancardier pendant la Grande Guerre, tué en 1916 sur le champ de bataille en allant secourir un blessé…
A l’extérieur, nous admirons les arcs-boutants et nous jetons un coup d’œil sur la place Laënnec avant de nous rendre dans les jardins de l’Évêché – joli lieu de promenade où se trouve le Musée. Nous terminons par un dernier tour le long des quais du l’Odet -en bus bien sûr- et c’est le chemin du retour.
Nous montons jusqu’au sommet du Mont Saint-Michel de Brasparts, notre point culminant, d’où l’on a une vue extraordinaire sur les alentours, on domine le lac de Brennilis dont le niveau a fortement baissé. La chapelle a été épargnée par le feu mais on ne peut y accéder pour le moment. Nous profitons de cet arrêt sur le parking pour prendre un café ou un jus d’orange car tout est prévu ! Bien entendu l’ambiance dans le bus n’a rien de morose : chansonnettes et petites histoires détendent tout le monde.
A 17h30 nous sommes de retour à Notre-Dame, ravis de cette belle journée. Un grand merci à Anne, notre excellent chauffeur !
Sœur Marguerite LOPEZ, FSE – Plestin-les-Grèves
Clôture de l’année Jean LEUDUGER
L’extraordinaire dans la vie ordinaire !
Elle a eu lieu un dimanche ordinaire, le 30ème du temps ordinaire, jour de clôture de la semaine missionnaire. Elle a eu lieu dans la cathédrale de Saint-Brieuc, éclatante de lumière en ce jour et toute remplie de la symphonie des orgues… C’est là que fut inhumé Jean Leuduger le 17 janvier 1722.
Une assemblée très ordinaire… si ce n’était la présence inhabituelle, assez importante des Filles du Saint Esprit et de quelques membres de la famille de Jean Leuduger, en places réservées. Assemblée teintée d’universalité par la présence de croyants issus de divers continents.
Une très belle Célébration eucharistique présidée par Mgr Denis Moutel, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, assisté de quelques prêtres.
D’entrée de jeu, Sr Olga Kiendrebeogo, au nom de Sr Ann Almodovar retenue par ses obligations de supérieure générale, invite à rendre grâce à Dieu 
Déroulement ordinaire d’une Messe où la manécanterie, comme aux beaux jours de fête, déploie ses voix harmonieuses et soutient la prière de l’assemblée. Comme à l’ordinaire, Mgr Moutel prononce l’homélie du jour. Comme stimulé par le visage du prêtre diocésain, missionnaire breton, qui lui était jusqu’ici peu ou pas connu, sa parole et tout son être vibre sous le message extraordinaire qu’il a recueilli et qu’il retransmet aujourd’hui à l’assemblée et à tous ses diocésains :
Jean LEUDUGER, témoin du Christ Sauveur : sa parole annonçait son Amour : « c’est le cœur de l’Évangile et le cœur de la mission. » Jean Leuduger, prêtre au cœur de feu qui vivait de la Charité du Christ : « il aimait profondément les gens de l’amour même de Dieu, il aimait tous ceux qu’il rencontrait… l’amour fraternel est le premier outil d’évangélisation », poursuit Mgr Moutel. Jean Leuduger, prêtre diocésain, missionnaire. Ce mystère d’Amour de Dieu que Jésus révélait aux petits, Jean Leuduger a cherché à le transmettre en s’adressant à tous, « au-delà du monde instruit ou aisé de son temps. Il parlait à tous en leur donnant le meilleur de la parole de Dieu et de la vie chrétienne ». Ce mystère d’amour l’a fait parcourir les campagnes… Il a aussi inspiré « la maison de Charité » du Légué et a accompagné ses fondatrices, Marie Balavenne et Renée Burel.
Ainsi, nous sommes renvoyés à notre quotidien, tout ordinaire, pour « être témoins du Christ, non par l’exemple de nos vertus supposées, mais par le don de l’Esprit » qui fait entrer dans l’amour miséricordieux du Père » ; ce don extraordinaire qui rend « proche des autres, les plus pauvres d’abord », et rend attentif « à la manière de vivre les relations et les conflits » de la vie ordinaire. Ainsi, « l’appel à la conversion » a retenti ce jour sous les voutes de la cathédrale de Saint-Brieuc.

Ce message extraordinaire, en contradiction avec les slogans et les publicités propagés par la plupart des médias d’aujourd’hui, nous le trouvons dans le « Bouquet de la Mission », recueil des catéchèses de Jean Leuduger au peuple des campagnes au XVIIIème siècle et dont les principaux extraits viennent d’être livrés à la lecture de tout public, sous le titre de : Pages choisies du Bouquet de la Mission.
Sœur Armandine BAGOT, FSE, Communauté de Plérin, Le Légué.
A la Maison Notre-Dame de Plestin-les-Grèves, nous avons la chance d’avoir un grand parc.
Les Sœurs qui le souhaitent profitent de cette belle nature : les fleurs et les arbres au fils des saisons, les nombreux oiseaux qui chantent et cherchent leur pitance sur les pelouses, sous les arbustes, dans les arbres ….
Le parc incite autant à la flânerie qu’à la marche plus dynamique. Les bancs, installés çà et là, invitent au repos du corps et de l’âme, aux rencontres amicales …
Ses nombreux pommiers offrent leurs fruits à l’automne : rouges, oranges ou jaunes, une belle palette de couleurs !
Plusieurs fois au cours de la saison les Sœurs se réunissent pour préparer les pommes qui seront ensuite cuites en compote par les cuisiniers pour le plus grand plaisir de l’ensemble des résidents.
Gwenaëlle Le Roy – Assistante RC – Plestin-les-Grèves

Le père Yves Rio, chargé de la Mission Ouvrière sur le diocèse, nous a donné l’homélie imprégnée de la Parole de Dieu exprimée dans les textes du jour auxquels il a joint quelques extraits de notre Règle de Vie. Une homélie pleine de vérité, de lumière pour notre marche sur nos chemins de vie.
Au moment de la présentation des offrandes nous avons offert au Seigneur ces années de mission représentées par quelques symboles dont voici le texte de présentation.
La Règle de Vie des Filles du Saint Esprit symbolise mes 40 années de vie religieuse dans la congrégation en lien avec toutes les sœurs rencontrées sur mon chemin de vie.
Le globe nous dit l’internationalité de la Congrégation. Cette internationalité que j’ai vécue concrètement par un séjour de 2 mois au Burkina Faso en 2018 – 2019.
Le tableau de Saint Vincent de Paul indique que notre communauté est implantée sur la paroisse Saint-Brieuc et que nous sommes présentes spécialement sur le relais saint Vincent. J’y ai créé des liens par la liturgie en particulier.
Le livre de l’exposition des 40 ans du Comité des quartiers me redit mon histoire et ma présence au plus près des habitants du quartier dans différents domaines. Je participe avec d’autres au Conseil d’Administration.
Le panneau de la Mission Ouvrière avec ses différents mouvements, nous dit que des enfants, des jeunes, des adultes, des religieuses, des prêtres cherchent, là où ils sont, à faire advenir un monde plus juste et plus humain où chacun trouve sa dignité.
Le sac à dos est ce qui marque les migrations aujourd’hui. Ce sac contient la vie et les espoirs des migrants, mais ils ne savent pas où le poser. Avec l’équipe migrants du Secours Catholique, J’essaye de les écouter, de les aider pour qu’ils avancent dans leur demande d’asile et leur intégration.
Une affiche du « Collectif fraternité dignité cimetière » nous parle des personnes décédées qui étaient à la rue ou dans une grande solitude. Avec d’autres personnes je rejoins les Pompes Funèbres pour qu’ensemble nous leur donnions des obsèques dignes.
Accueillons le pain et le vin qui rassemblent la vie, les rencontres, les joies, les peines. Signes de la présence de Dieu qui nous réunit au cœur de cette célébration.
Un temps fort fut le moment du renouvellement des vœux où toutes les sœurs présentes ont renouvelé leurs vœux avec moi.
Après ce temps fort de vie dans la prière et le recueillement, un apéritif dinatoire a permis des rencontres qui n’ont fait que réjouir les invités.
Anne-Geneviève Guérin, FSE, Saint-Brieuc
Nous étions 8 personnes de toutes générations cet après-midi du 22 octobre 2022, appliquées à disposer des cartes concernant le changement climatique : cartes dont les titres et indications nécessitaient de déterminer, par concertation entre nous, leur bon enchaînement de causes à effets. Ainsi la fresque s’élaborait… Deux « fresqueurs » compétents et rassurants nous accompagnaient et nous livraient, étape après étape, de nouvelles cartes. Toujours face à de nouvelles constatations dégradantes pour le climat, à la 42ème et dernière carte posée, grand suspens : « Maintenant quel titre donneriez-vous à cette fresque ? » … Et nous voilà tout d’un coup rendus « co-auteurs » !
En fin de jeu, pour chacun : accablement ? Espérance ? Moment grave de réflexion, d’échange, de confrontation. Chacun s’implique à trouver, dans la vie de chaque jour, quel petit geste poser, comme une nouvelle carte à l’encontre de toutes celles si néfastes pour l’humanité que ce jeu nous révélait et pour que nous soyons protecteurs du monde, que nous semions la beauté et non la pollution et la destruction.
Réalisé par l’initiative de l’équipe au label « Église verte, Laudato si’ » –pour une conversion écologique-, à la paroisse Notre-Dame de la Baie de Trégueux, petite ville de Bretagne. France.
Fresque du Climat créée par un expert du climat, Cédric Ringenbach, en 2018, et publié dans 195 pays !
Deux participantes : Marie-Thérèse et Jeanne, FSE. Publié le 24 octobre 2022.
Le 9 octobre dernier, à la Maison Mère des Filles du Saint-Esprit à Saint-Brieuc, des sœurs fêtaient leur jubilé : (suite…)
Ce 23 septembre 2022 restera gravé comme une page symbolique dans le livre d’histoire multiséculaire de la congrégation. La commune de Marzan, un des trois premiers berceaux de la vie des religieuses, a en effet inauguré le pôle Santé, anciennement appelé Maison des sœurs.
270 ans de présence des sœurs sur le territoire, de 1743 à 2013. Marzan mais aussi La Roche-Bernard, l’une et l’autre rive de la Vilaine, furent les points de départ des fidèles actions pastorale, éducative, sociale ou sanitaire des Filles du Saint-Esprit.
Depuis 2013, les bâtiments, acquis par la commune, étaient l’objet d’un projet ambitieux mais surtout indispensable au maintien de la vie sociale en centre-bourg, de l’évolution des activités de soins en milieu rural, de la consolidation de l’attractivité de Marzan dont la population ne cesse d’augmenter. Le maire Denis Le Ralle, dans son discours inaugural, sur le parvis qui surplombe l’ancien jardin de la Maison, précisa que ses services avaient enregistré plus d’une centaine de demandes de permis de construire en 2021. Soit une population qui atteint les 2500 âmes : une hausse de mille habitants en cinquante ans !
Le pôle Santé devient donc un centre ressources qui n’aurait pas pu exister sans l’empreinte du travail de proximité, d’accueil et d’écoute des religieuses. C’est ce respect de la « chose due » que le premier magistrat exprima et concrétisa en invitant S. Françoise à le rejoindre pour qu’elle puisse parler au nom de la congrégation, invitée à cet évènement. Un moment plus amical que solennel, plus consensuel qu’institutionnel, que les paroles de S. Françoise traduisirent par le sens du mot « continuité ». Une chaleureuse allocution qui exprima la touchante reconnaissance de la congrégation pour cette suite de l’histoire, entre bien religieux et bien laïc. Les élus et les professionnels de la maison pluridisciplinaire de santé, les hommes de l’art, surent s’incliner avec joie par le sourire et les rires de sympathie, à l’écoute des propos de notre sœur, qui fut l’interlocutrice de l’édile marzannais pour la cession des immeubles. Un site au pluriel de circonstance car jouxtent le pôle Santé quatre logements sociaux dans le second bâtiment de la congrégation.
La place Saint-Pierre n’a pas que Rome comme cœur de l’Eglise ! La place Saint-Pierre de Marzan est aussi rencontre qui perpétue les valeurs essentielles des sœurs : être au plus près des autres dans la foi et la charité, le partage et l’espérance dans et par l’Esprit-Saint.
Quelle joie de pouvoir fêter ce jour les 100 ans de Sœur Marie !!
Sœur Marie est née le 11 Octobre 1922 à Cast, au bord de la baie de Douarnenez. Elle est issue d’une famille d’agriculteurs de 4 enfants.
Elle a enseigné durant 41 ans en classe enfantine, et en ce temps-là, elle pouvait avoir jusqu’à 80 enfants dans sa classe.
Elle aimait beaucoup son métier. Elle était d’ailleurs reconnue pour sa simplicité et son esprit subtil, attentionnée à tous…tournée vers les autres.
Et aujourd’hui, elle a pu partager ce moment si unique auprès de sa famille et des Résidents de l’Ehpad.
Et pour rendre cette jolie fête encore plus animée, la fille d’une Résidente de l’Ehpad est venue ajouter une belle ambiance musicale.
Merci à tous et Joyeux anniversaire Sœur Marie.
Embarquées il y a 60 ans par un beau matin de juillet.
Nous voici de nouveau, heureuses de nous retrouver, de vivre une semaine ensemble à Locquirec,
Ile Blanche, -en Bretagne, France-, le cœur plein d’émerveillement et de gratitude.
Quelle bénédiction en effet, de vivre ensemble une telle semaine. Pour se poser, pour se reposer, pour s’exposer à la lumière de l’Évangile. Plus précisément à la lumière de la dernière rencontre de Jésus et de quelques disciples sur les bords du Lac. Selon le récit de Jean. Le Père Raphaël Buyse, notre accompagnateur, a su nous le faire goûter avec sensibilité, profondeur et humour !
L’expérience des disciples sur la plage des commencements, puis, dans la barque, la nuit, et enfin dans la rencontre de Jésus au petit matin nous aura profondément touchées, invitées à naître, à écouter ce qui va vers la vie, à partir vers ce qui arrive !
Un témoin de notre temps Madeleine Delbrêl, nous accompagnait chaque jour, nous rappelait la bouleversante humanité de l’Évangile, et la grâce de le vivre dans l’ordinaire et la banalité du quotidien.
Simplicité et joie ont marqué ces journées de même que notre fête du jubilé, nous, sœurs de la Province France-Belgique de la Congrégation des Filles du Saint-Esprit, en nommant toutes celles qui étaient des nôtres, il y a 60 ans ! -celles qui n’ont pas pu venir, celles qui ont réembarqué autrement et celles qui ont déjà atteint l’autre Rive-. A l’issue de l’eucharistie, Ann, notre supérieure générale nous a envoyées vers nos communautés, nos pays. La colombe de la paix reçue de notre Provinciale nous rappelait quel souffle nous habite et nous conduit !
Nous avons continué la fête de ce jubilé par un repas de fête comme sait le préparer l’Ile Blanche !
Et maintenant, partons ailleurs, car tout commence et « ça promet ! » selon les mots mêmes qui nous ont ralliées cette semaine !
Sœur Marie-Thérèse GUEHO, FSE.








































