Vendredi 15 juin 2012

A Landaul, au souffle de l’Esprit Enregistrer au format PDF

0 vote

Vivre dans l’union des cœurs : à certains moments, la grâce nous est donnée d’en faire l’expérience …

Le lundi de Pentecôte, une vingtaine de Sœurs, laïques consacrées, et associées de l’ouest du Morbihan ont choisi de se retrouver, à la communauté de Landaul.

Cette rencontre a commencé par un temps de partage, où chaque groupe a repris des passages de la Lettre de Pentecôte d’Agnès Stéphan, les a reliés à ses textes propres (Règle de Vie, Statuts, Livre de Vie) en expliquant comment ils se rejoignent ; une façon, aussi, pour chaque groupe, de « dire son identité au sein de la Famille FSE ». « Vivre dans l’union des cœurs » Notre fraternité, en Congrégation, s’exprime essentiellement par la fraternité vécue en communauté, et par l’entraide des communautés entre elles, dit notre Règle de Vie ; Religieuses, vivant en communauté, nous mettons nos biens en commun ; nous sommes disponibles à notre Congrégation : nous ne choisissons ni les sœurs, ni les lieux vers lesquels nous sommes envoyées. « C’est un risque à prendre, qui nous appelle à nous écouter, nous faire confiance, chercher ensemble où nous sommes conduites, prier ensemble pour demander la lumière » Et cette union entre nous ne peut être que le fruit de l’action de l’Esprit-Saint lui même.

« L’union des cœurs ne se décrète pas ; c’est une grâce à demander et à recevoir en faisant humblement ce qui est à notre portée pour construire ensemble notre communauté. Quand nous n’avons qu’un cœur et qu’une âme, nous rayonnons la présence de l’Esprit-Saint et cela se transmet à d’autres. » Chez nous, le « vivre ensemble » est surtout marqué par l’accueil ; différentes circonstances nous y ont conduites : absence de prêtre, de presbytère … et la possibilité d’utiliser, pour des réunions, l’ancienne salle de cantine, contigüe à notre communauté … Nous vivons donc la mission donnée par notre Règle de Vie « Former ensemble une maison de charité », en accueillant, renseignant, écoutant, partageant dans l’amitié les joies et les peines de ceux qui passent chez nous.

« Peu à peu, l’Esprit creuse en nous un espace de liberté intérieure »

Nous vivons une présence toute simple et accueillante aux personnes qui nous entourent et qui viennent nous voir … une présence priante en communauté et à la paroisse ; on nous demande souvent d’animer la prière auprès des défunts : « vous êtes là, et on sait que vous priez pour nous », nous dit-on souvent … Nous essayons d’être un lieu, une maison, de liberté dans l’Esprit, de liberté entre nous, et avec tous. « La force du dialogue et de l’amour fracasse les barrières créées par la haine. Elle instaure la paix et l’acceptation des autres. »

Nous voulons, nous, vivre en Filles du Saint-Esprit, selon les lieux et les circonstances, pour être, parmi le peuple, signe de la tendresse de Dieu, à la suite de Marie Balavenne.

Associés, nous essayons d’être bienveillants et joyeux, ensemble et avec d’autres, dans nos lieux de vie et d’engagements … des hommes et des femmes de miséricorde et de bénédiction … habités par Dieu et par les autres ; nous voulons être des « sentinelles d’espérance » … , pour discerner et transmettre à ceux au milieu desquels nous vivons, les signes de l’Espérance, et être ainsi, pour chacun, passeurs de l’amour et de la tendresse de Dieu.

« L’action de l’Esprit déborde largement les frontières de l’Eglise ; c’est le monde entier qu’il cherche à renouveler et à transformer dans l’Amour. »

Laïques consacrées, nous voulons vivre selon nos Statuts (remis, après reconnaissance par Rome, à chacune, le 11 Décembre 2011 à la Maison Mère) : « Chaque jour, ouvre-toi avec simplicité et joie à la présence de l’Esprit dans le monde. Consacrée à Dieu dans les circonstances ordinaires de la vie, participe à la mission de l’Eglise. » Notre consécration, nous la vivons en plein monde, dans la vie ordinaire.

Après ce partage, dans une prière commune et fraternelle, nous avons eu à cœur d’invoquer l’Esprit sur nous, notre Famille FSE, notre Eglise, et sur notre monde.

Bien sûr, ce temps fort de partage et de prière s’est prolongé dans la joie d’un moment de convivialité, au bon goût d’amitié : repas festif, dont chaque groupe avait préparé “son plat” avec tout son cœur, puis détente dans le jardin de la communauté, et balade dans les rues de Landaul, animées, ce jour-là, par un sympathique “vide grenier” . Au début de sa lettre à la Famille Filles du Saint-Esprit, Agnès Stéphan écrivait : « la Pentecôte, c’est ici et maintenant, non seulement sur l’Eglise, sur les croyants, mais sur le monde entier ». En écho, à Landaul, ce lundi 28 Mai, on pouvait se réjouir : « La Pentecôte, c’est, aussi, en ce lieu, et en ce jour, que nous la vivons. »

Famille FSE d’Auray, Hennebont, Kervignac, Landaul, Lanester, Plumergat, Pluneret, et Quiberon.