Une rencontre peu ordinaire (suite) Enregistrer au format PDF

Dimanche 20 octobre 2019
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Une rencontre qui ne nous a pas laissées indifférentes ; chacune a su en tirer quelques profits :

« J’ai beaucoup apprécié les conférences. Comment ne pas se laisser impressionner par le récit de la rencontre fraternelle entre chrétiens et musulmans, entre François et le sultan d’Egypte et de Syrie !

Pour ma part, cette rencontre m’a fait penser au Pérou d’où je reviens après 30 années vécues là-bas. La rencontre entre chrétiens catholiques et peuple Inca n’eut rien d’un dialogue : la religion catholique fut imposée par la force au peuple péruvien … (pratique courante au XVIe siècle) ! Ce peuple avait ses propres croyances, ses propres fêtes religieuses ancestrales. Ils gardent encore leur culte à leurs dieux, célèbrent chaque année la fête du soleil, « l’Inti-Raymi » avec chants, musiques, danses et prières, en particulier lors du solstice du 24 juin :

Mon soleil, mon Père ! Avec une grande joie nous te saluons Nous nous réconfortons de ta grande lumière Sans toi nous ne pouvons vivre…

Reviens, Inti, toi notre père ! Reste avec nous !Accompagne-nous ! Sans ta lumière nous nous perdons, Toi, notre Père, ne t’éloigne pas !

Tout un ensemble de prières que je garde précieusement…

Odile Le Bras

Riche rencontre ! J’ai été frappée par la fréquence du mot « frère «  employé par les musulmans, non seulement à l’égard de leurs coréligionnaires, mais à l’égard de chrétiens : « mon frère Pierre » pour désigner Mgr d’ Ornellas …. Et encore par la manière de saluer l’auditoire : les intervenants musulmans souhaitant paix et bénédiction à ceux qui les écoutaient par la déclamation « au nom d’Allah , le Tout Miséricordieux » (sourate 1 du prologue du Coran). Cette même atmosphère, je la découvre quelques jours plus tard en visitant Sadia, amie algérienne en détresse : A l’extérieur de la porte de sa maison, un autocollant qui porte l’inscription, en arabe et en français : « je mets ma confiance en Allah » !. Quand Sadia m’ouvre la porte pour le départ, je remarque qu’elle lève les yeux sur la même inscription collée sur la face intérieure de la porte. (Sadia est profondément croyante, pas intégrisante). Tour cela donne à penser… . Marquée enfin par la très grande simplicité et humilité de Guénolé Jeusset qui s’est laissé transformer par ses multiples rencontres avec les musulmans. Comme pour François d’Assise, ils sont devenus ses frères.