Notre sœur l’inquiétude Enregistrer au format PDF

Samedi 4 avril 2020
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A l’heure du coronavirus, nous sommes inquiets pour ceux que nous aimons et notre inquiétude s’étend à tous nos frères et sœurs en humanité. Jamais nous n’avons senti une telle proximité dans cette nécessaire distance.

« N’ayez pas peur, c’est moi »

Que cette parole de Jésus continue à résonner

dans nos cœurs et nos maisons.

L’inquiétude n’est pas la peur.

Humble et discrète, elle est fille de l’amour.

Où fleurit l’amour, coule la sève de l’inquiétude. . Au cœur de la fragilité elle nous empêche de baisser la garde.

Elle secoue l’engourdissement de nos esprits.

Elle réveille nos cœurs somnolents.

Devant la morne tranquillité et l’insouciance,

notre sœur l’inquiétude « se rebiffe,

elle nous gifle, nous fait du bouche à bouche

et un vigoureux massage cardiaque,

de la réanimation quoi ! » (G. Ringlet)

Elle souffle sur les braises de l’espérance.

Elle se tient sur le fil du rasoir de la promesse.

Elle est mère de l’attention et de la présence,

sœur de la prévenance et de la persévérance,

Discrète et fidèle, elle resserre les liens distendus.

braises

Entre le rire et les larmes elle rassure et console.

Elle est le sourire de la compassion,

le vif-argent de la paix retrouvée,

Elle est la douce lumière d’une nuit étoilée.

dans l’attente d’une aurore qui tarde à venir

Faisons une place à notre sœur l’inquiétude.

Au fond de nos cœurs elle bat la mesure

de l’amour sans mesure.

Elle nous murmure continuellement

« Ayez souci les uns des autres ».

Aujourd’hui « Aimez-vous les uns les autres »

devient : Soyez inquiets les uns pour les autres.