Confinement Enregistrer au format PDF

Mardi 7 avril 2020
0 vote

Une fleur est tombée du bouquet ce matin

Une fleur rouge-sang sur la moquette sombre

La tige dénudée lève bien haut la main

Sans sa fleur colorée elle devient une ombre.

confinée

Le monde est ce bouquet où la mort est entrée

Son travail se poursuit de l’aube au crépuscule

Et l’on craint pour les siens, le travail, la santé

Il rôde sans arrêt l’ennemi minuscule.

Les pays très touchés totalisent leurs pertes

Leurs fleurons décimés par un vent de panique.

Confinement oblige et dans les rues désertes

Pour achats essentiels, juste quelques boutiques.

Faut-il dire autrefois ? nous fêtions carnaval

Et les rires joyeux s’abritaient sous les masques

On en manque aujourd’hui même pour l’hôpital

Et de gants et de gel et d’air frais sous les casques.

Voici que le Vivant appelle à transformer

Pour tous les sans-logis nos cœurs secs en maisons

Et lui qui a foulé nos plages et nos sentiers

Vient changer mort en vie et douleurs en chansons.

resurrection

Lorsque tombent les fleurs de nos vies confinées

Et que brûlent nos masques devenus inutiles

Jésus dressé debout sur nos tombes brisées

Tient ferme nos poignets…

nos mains sont trop fragiles !

Vos témoignages

  • Thérèse Revault 11 avril 2020 15:53

    Merci Marie-France pour ce poème à tonalité pascale . Nous la humons avec un vif intérêt en ce jour qui , dans le silence, creuse en nous une « ATTENTE de Pâques » Thérèse R. et la communauté de l’ile blanche