Témoignage lors d’une visite Pastorale à…

mardi 17 mars 2015
par  Marie-Thérèse Mochet
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Témoignage lors d’une visite Pastorale à Acigné

Arrivée à Acigné en 2010 après 45 ans passés dans le Finistère, j’ai essayé de trouver une place dans la cité Acignolaise. Un appel à la population est fait sur le bulletin municipal pour une mener une réflexion sur une ouverture d’épicerie sociale. Une porte s’ouvre, avec une équipe, je participe à sa mise en place et m’engage en tant que vice- présidente.
C’est dans ce lieu de permanence qu’un jour une famille Mongole arrive désemparée ne connaissant pas un mot de français. Semaine après semaine les liens se tissent avec quelques mots en anglais que la maman connait, et aussi beaucoup de gestes. Au bout de quelques semaines le papa me demande si je veux bien passer à la maison pour parler français. Après quelques minutes de surprise j’accepte. Avec un langage simple de la vie ordinaire petit à petit la maman entre dans notre langue. Puis d’autres besoins naissent : courrier qui arrive, coup de téléphone à donner, accompagnement pour des démarches diverses qui demandaient une « interprète » Etre déracinés, perdre ses repères, ne connaitre personne, être en souffrance affective, c’est bien de tout cela que souffrent ceux qui arrivent sur notre territoire
En réponse à des questions que je me pose une amie qui est docteur pédiatre sur la ville de Rennes me rassure « c’est important d’avoir sur le terrain comme « des passerelles »pour faciliter une intégration plus rapide en complément de ce que font les assistantes sociales ne peuvent pas tout faire ».
Une urgence que j’ai dû prendre en compte rapidement : l’inscription des enfants à l’école et à la crèche pour qu’ils puissent entendre parler français, pas facile, pas de place mais avec beaucoup de persévérance ils ont pu intégrer ces lieux à petites doses !
Ce travail fait ensemble a permis à la maman de trouver du travail pendant 4 mois. Aujourd’hui, la famille attend un 3e enfant. Je rends grâce pour tout ce chemin fait ensemble. Au 1er de l’an J’ai été invitée à réveillonner avec eux, là j’ai compris un peu ce que c’était de ne pas connaitre une langue (j’étais l’étrangère)
Avec ce compagnonnage, j’ai changé mon regard sur les populations qui arrivent en France, dans nos bourgades. Ces rencontres changent mon attitude, modifient et nourrissent ma vie de croyante, de consacrée, ma prière. C’est bien là que je peux dire l’Amour de Dieu et témoigner de l’Espérance. Pour moi tout visage humain devient lieu de rencontre.
En septembre, j’ai été appelée pour une présence à la prison des femmes de Rennes pour accompagner les détenues dans atelier patchwork. Ce n’est pas sans appréhension que j’y ai fait mes premiers pas. Je suis heureuse de pouvoir donner un peu de mon temps et de mes connaissances à ces femmes du monde carcéral pour qui ce moment est un temps de pause
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A travers toutes ces personnes c’est bien un nouveau visage de Dieu que je découvre, un visage d’un Dieu Incarné, Le Christ est aussi à côté des coupables, qui que nous soyons : expérience d’humilité de gratuité, de patience et aussi de fraternité !-
Ce sont bien ces lieux là que notre pape François nous invitent à rejoindre quand il nous parle des périphéries de L’Eglise.


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