« JE NE SUIS PAS QUE…… »

mercredi 30 janvier 2013
par  Sr Jeanne Signard
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Je vous propose un petit exercice.
Prenez un crayon et une feuille de papier, décrivez-vous en 5 adjectifs.


1er constat :
Inévitablement ce petit portrait est une suite de « je suis ». « Je suis têtu », « je suis agressive », « je suis curieuse », « je suis timide » etc… Si vous utilisez trop fréquemment le verbe être pour parler de vous, vous vous représentez ou vous vous présentez comme une définition, comme si c’était votre essence-même. Vous vous surprenez d’ailleurs à dire : « ah ! C’est bien moi ça ! » Non ! Ne nous réduisons pas à des « ça » ! N’oublions pas que l’adjectif est un ajout, comme une couleur, une forme, mais qui n’est pas l’essentiel.

Reprenez votre portrait et réécrivez la même chose en supprimant tous les verbes « être ». Exprimez autrement ce qui vous caractérise pour cesser d’en faire un caractère indélébile. Reconnaissez simplement des comportements, des attitudes qu’il vous arrive d’avoir dans certaines circonstances.

« Je suis têtu » devient « je tiens dur comme fer à mes idées".
« Je suis agressive » : « je réagis au quart de tour quand…… si… ». Notez les circonstances.
« Je suis curieuse » : « j’aime bien savoir ce qui se passe »
« Je suis timide » : « je ne suis pas à l’aise dans telle situation ».
Ne trouvez-vous pas que ça change votre rapport à vous-même ? Essayez de faire la même chose pour les personnes qui vous entourent. Au lieu de leur coller des étiquettes sur le dos, vous retrouverez des personnes qui simplement, en telle ou telle circonstance, se comportent de telle ou telle manière. Personne ne peut être réduit à ce qui le caractérise, à son caractère. Personne ne peut être défini par ses qualités ou ses défauts. Evitons de nous retrouver comme des bocaux hermétiquement fermés, bien rangés sur une étagère, chacune portant son étiquette bien en évidence.

2e constat :
Reprenez la liste de vos qualités et de vos défauts. Il est à parier qu’elle comporte davantage de défauts que de qualités. Nous savons qu’aucune qualité, aucun défaut n’existe à l’état pur dans la réalité, que nous sommes des êtres mélangés, que l’ivraie et le bon grain poussent ensemble dans notre champ, que nous possédons tous un côté pile et un côté face. On a coutume de dire qu’on a les défauts de ses qualités.
En effet, poussées à l’extrême, ou dans certaines circonstances inappropriées, la douceur devient faiblesse, la force dureté, l’attention aux autres, voyeurisme.
Mais il est aussi vrai de dire que nous avons les qualités de nos défauts.
Reprenez donc la liste de vos défauts et cherchez vite les qualités qui vont avec !
« Je suis têtue », mais si je suis motivée, je vais jusqu’au bout, rien ne m’arrête.
« Je suis agressive », ce qui parfois déclenche en moi de saintes colères.
« Je suis curieuse », mais c’est que tout m’intéresse.
« Je suis timide », mais cela m’évite de foncer et de faire des gaffes.

L’autre non plus n’est pas que…Nous pouvons faire la même conversion du regard quand nous nous adressons à quelqu’un ou que nous parlons de lui. Pour cela refaites le même exercice en remplaçant « je » par « tu », puis par « il » ou « elle ».
Il y a aussi une manière de parler de l’autre qui le réduit à ce qui lui arrive.
« C’est un chômeur », « c’est un cancéreux » etc…

Pourquoi avons-nous tendance à voir le verre de l’amitié à moitié vide au lieu de le voir à moitié plein ?
Pourquoi parler toujours de « feux rouges » alors qu’ils sont aussi souvent verts que rouges ?

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