Samedi 29 septembre 2012 — Dernier ajout mardi 19 novembre 2013

« Tant qu’il y a de la vie… »

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Il paraît qu’il existe en Arizona, là-bas, entre ciel et terre, un arbre extraordinaire…

Il paraît qu’il existe en Arizona, là-bas, entre ciel et terre, un arbre extraordinaire. Cet arbre, au moment où il promet de donner sa pleine floraison, commence à se couvrir d’un mystérieux champignon, d’abord imperceptible, qui le ronge peu à peu. On le croit irrécupérable et condamné. Or, au moment même où les champignons atteignent la cime de l’arbre, tout aussi mystérieusement, la dégénérescence s’arrête, et curieusement, l’arbre, tantôt par la racine, tantôt par la couronne, tantôt par l’extrémité d’une branche, reprend peu à peu vigueur et porte des fleurs et des fruits les plus inattendus.

Souvenons-nous de cette parabole quand nous sommes tentés de dire de quelqu’un « c’est un cas désespéré ». On ne sait jamais ce qui se passe au plus profond d’un être humain sous ses apparences de chien méchant ou de chien perdu, sous colère, son indifférence ou son silence. Souvenons-nous-en aussi quand nous sommes pris dans une situation que nous jugeons désespérée ou dans un groupe, une institution qui peine à survivre. C’est le moment de « prendre le problème à bras le corps ». c’est de ce corps à corps patient, c’est au cœur même de cette fragile réalité, que l’Esprit de vie prépare les fleurs et les fruits les plus inattendus.

L’arbre peut paraître mort, mais qui sait ce qui se passe entre ses racines et la terre ? Peut-être y puise-t-il patiemment la force pour lutter contre le champignon mortel. Ayons foi en la vie : elle est toujours la plus forte ! Ne dit-on pas : « tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir ! » Un proverbe chinois dit aussi : « On ne peut empêcher les oiseaux noirs de voler au-dessus de nos têtes, mais on peut les empêcher d’y faire leurs nids ».

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