Samedi 19 mai 2018 — Dernier ajout mercredi 13 juin 2018

Saint Nic : le paradis des sœurs à la retraite

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Sœur Marie Guiziou, sœur Marie-Thérèse Quemere, sœur Yvonne Roudaut de la communauté de Saint-Nic ont été interviewées par une journaliste du Télégramme. Sœur Marie-Thérèse Terrom était absente. Voilà ce qu’écrit la journaliste du Télégramme

Depuis plus de 150 ans, Saint-Nic est une commune d’accueil pour la Communauté des filles du Saint-Esprit. Si la vocation de cette institution a changé au fil des ans, leur action dans la vie de la cité reste bien réelle.

« Nous ne sommes pas des contemplatives » : c’est ce que déclare, d’entrée de conversation, sœur Marie, la responsable de la Communauté des filles du Saint-Esprit. « Nous voulons avoir une présence et une action dans le monde et vieillir avec les autres ». Fondée en 1706 et arrivée en 1874 à Saint-Nic (lire par ailleurs), la communauté accueille désormais les sœurs en retraite. Sœur Marie est arrivée du Limousin après y avoir longtemps enseigné. Sœur Marie-Thérèse vient du Morbihan où elle soignait les malades, tandis que sœur Yvonne a fait toute sa carrière dans le primaire auprès de jeunes enfants. Elles se sont retrouvées à Saint-Nic, par hasard : « On ne choisit pas les affectations, ni les personnes avec qui l’on vit, mais on fait preuve à la fois d’obéissance et de conciliation pour vivre en paix et en harmonie », estime sœur Marie. Elle est là pour trancher sur les décisions prises en commun et pour le bien de la communauté. Celle-ci se doit d’être fraternelle. Elles participent activement à la vie locale en se partageant les différentes tâches internes, mais aussi externes. Sœur Marie-Thérèse a opté pour le contact avec les associations, le relationnel extérieur. Sœur Yvonne s’occupe plus de la catéchèse, du service de funérailles, des groupes de réflexion ; sœur Marie programme la semaine, les orientations sur la réalité du monde et sur les activités de la communauté. « On essaie de faire triompher les forces de vie sur les forces de mort », dit-elle.

L’avenir ?

Vivre en paix dans la conscience des autres est aussi l’une de leurs préoccupations. Elles ont fait vœu de célibat, de pauvreté et d’obéissance. Elles suivent cette règle depuis de nombreuses années et n’y dérogeront pas. Sœur Marie va fêter ses soixante ans d’engagement religieux et sœur Marie-Thérèse ses cinquante ans. La congrégation s’est également tournée vers d’autres objectifs en accueillant les « associés », groupe de célibataires, couples, pour des actions d’entraide et de solidarité. Les laïcs consacrés sont aussi les bienvenus pour une diffusion de la parole de Dieu. À Saint-Nic, deux pères de famille s’y intéressent, Luc et Laurent : ils sont chargés de neuf enfants.

La vie s’écoule donc sans problème au sein de cette communauté, qui ne sera sans doute pas renouvelée, au grand désespoir des trois sœurs.

Vos témoignages

  • M T Mochet 20 mai 2018 08:55

    Quel beau témoignage, j’ai aimé le lire et y retrouver des réalités simples vécues dans une communauté. Le bonheur d’une vie donnée y transparait. Bonne continuation dans la mission qui est la votre.