Mercredi 24 octobre 2012

« Regardes-moi comme une chance » Enregistrer au format PDF

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Le bout de chemin que sommes appelées à faire ensemble est notre chance !

« Je n’ai pas de chance ! » « Je n’ai jamais eu de chance. » « Je ne suis pas un(e) chanceux(se). » « Crois-tu qu’il me reste encore une chance ? » « Me redonneras-tu une nouvelle chance ?

Autant de petites réflexions qu’il nous arrive d’entendre, de formuler ou de sous-entendre nous-mêmes, quand nous parlons de ce qui tisse le réel de nos existences.

« Mais toi, regardes-moi comme une chance » Face à ce réel souvent décevant, c’est la prière silencieuse que nous nous adressons tous les jours les unes aux autres. Je ne te demande pas d’énumérer des chances extérieures que j’ai et que je ne vois pas. Je te demande simplement de regarder avec amour ma personne toute entière. Alors tu verras briller tout au fond de moi, ma chance. Elle est si petite, ma chance, comme la « petite espérance », visible seulement au regard de l’amour.

Entends mon désir ? Quand je te parle de mes difficultés, de mes échecs, de mes révoltes, de mes erreurs, de mes promesses non tenues, entends-tu, tout au fond de moi la voix discrète de mon désir ? Mon désir de m’en sortir, d’être meilleure. Mon désir c’est un peu moi aussi ! Mais il est si fragile, mon désir ! Il n’a pas encore fait ses preuves. Pour qu’il grandisse, il a besoin que tu le regardes comme une chance. Fais-moi confiance ? Je sais qu’en me faisant confiance tu prends un risque. Je n’ai aucune certitude, aucune preuve que mon désir deviendra un jour réalité. Mais regarde-le comme ma chance. Aujourd’hui ne me dis pas « il faut » ; dis-moi simplement « je crois en toi, tu en es capable ». Et demain, si mon désir a manqué de force, ne me dis pas « tu me déçois », simplement redonne-moi une chance. Alors, quoi qu’il arrive, ma chance sera d’avoir été regardée par toi comme une chance.

Comprends ce qui me tient à cœur ? Ne cherche pas chez moi ce qui est important pour toi. Cherche plutôt ce qui est important pour moi, car pour sauver ce qui pour moi est important, je suis capable de soulever des montagnes et même de devenir une chance pour les autres, en les regardant à mon tour comme une chance.

Accueille-moi comme je suis. Si tu veux donner sa chance au bon grain en moi, accepte que dans mon champ se glisse aussi un peu d’ivraie. Si tu ne regardes que l’ivraie, tu ne vois plus le bon grain qui attend ton regard bienveillant pour germer, grandir et porter du fruit.

Suis-je aussi une chance pour toi ? Toi qui m’accueilles et m’écoutes, toi ma compagne de tous les jours, suis-je aussi une chance pour toi ? Alors le bout de chemin que sommes appelées à faire ensemble est notre chance ! A saisir aujourd’hui !

Vos témoignages

  • Marie-France Cavaloc 28 novembre 2012 09:03

    Jeanne,

    Nous sommes nombreuses en cette période à essayer de préciser notre projet communaitaire.
    Ton article est bienvenu pour « réveiller cette chance » d’être ensemble. Merci. Marie-France C.