Mercredi 5 mars 2014

« Que ma joie demeure »

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Parce que le temps du carême n’est pas tristesse mais joie du don….

"Ne te réjouis pas trop vite ! Un malheur est vite arrivé !" Qui n’a entendu un jour cette mise en garde ?

De plus vous diront certains, il est indécent de prendre plaisir à quoi que soit dans un monde tel que celui où nous vivons aujourd’hui. Comment prendre plaisir, ne serait-ce que de la fraîcheur qu’apporte un verre d’eau, quand on sait que des millions d’hommes, de femmes et d’enfants sont en train de mourir de soif à cet instant même ? Comment savourer un bon repas quand tant d’êtres humains meurent de faim ? Et à supposer que le bonheur du monde soit pour demain, on pourra encore faire appel à la recette de Laing pour interdire toute joie : "Comment oses-tu t’amuser alors que le Christ est mort en croix pour ton salut ? Tu crois qu’il s’amusait, lui" ?

Il ne reste plus qu’à adopter la devise du puritain : "Fais ce que tu voudras, à condition de n’en tirer aucun plaisir".

En ces temps-ci, heureux celui qui, comme dit Gabriel Ringlet, est capable de légèreté et de gravité. De gravité, parce que l’heure est grave, parce que la terre souffre, parce que la colère monte. De légèreté parce que sans légèreté la gravité est insupportable. Ce n’est pas à lui que Nietzsche devra adresser son reproche : « Hommes supérieurs, ce qu’il y a de plus mauvais en vous, c’est que vous n’avez pas appris à danser par-dessus vos têtes. »
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Soyons capables de danser par-dessus toutes les idées noires qui font leur nid dans nos têtes.

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