Dimanche 22 mars 2015 — Dernier ajout mercredi 24 juin 2015

Porter du fruit Enregistrer au format PDF

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« Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit »

C’est l’expérience dont nous sommes témoins dans le monde rural : le blé semé en terre sombre tout l’hiver comme dans la mort ; au printemps de jeunes pousses vertes couvrent le sol, elles grandissent sous l’effet de la pluie et du soleil ; d’elles sortent des épis qui blondissent en été et donnent un fruit mûr. Un grain de blé qui a pourri en terre en a produit des dizaines d’autres… merveilles de la germination et de la croissance inscrites dans la loi de la nature !

Ainsi, le passage par la mort conduit à une vie féconde. Le Christ Jésus, enfoui dans la condition humaine, l’a vécue à plein ; il en a connu les joies et assumé toutes les tensions qui l’ont conduit à la mort sur la croix. Tensions vécues dans l’Amour du Père et des hommes…, Amour devenu source d’une résurrection à une vie nouvelle.

C’est la manière de vivre à laquelle nous sommes tous invités au sein d’un environnement qui nous est donné pour tous, par amour Notre avidité y a semé des germes de mort : biodiversité menacée, nature dégradée, air et eau pollués, saisons profondément perturbées, énergies naturelles abusivement exploitées Des voix nous rappellent que l’amour du prochain, attitude fondamentale du chrétien, passe « par la protection d’une nature qui permet aux plus pauvres de se développer, de ne pas mourir de faim ni de souffrir de déficit aigu en eau… ; l’amour du prochain pas encore né passe par le soin de notre planète, de telle manière que les générations futures puissent y vivre » écrit A. Sondag,

Certes, des personnes conscientes du danger de mort qui menace font germer des espoirs de vie et entraînent d’autres sur leur chemin : elles changent leur mode de consommation (quantité et qualité), usent de covoiturage, pratiquent l’agroécologie, Au Mexique, la DESMI, partenaire du CCFD, coordonnée par Maria Estela Barco, se bat pour garder une juste relation à la Terre Mère méprisée par les multinationales ; ce qui implique une meilleurs relation entre humains. L’Église du Guatémala soutient le développement d’une économie solidaire… Où en sommes-nous de nos pratiques solidaires ?

Que le Seigneur de la Terre et des Hommes nous éclaire et nous guide !