Vendredi 26 février 2016 — Dernier ajout jeudi 24 mars 2016

Marie-Humanité Enregistrer au format PDF

0 vote

Marie humanité est un poème de Marie France Cavaloc qui peut être dit en diverses circonstances.

Sur tes genoux, Marie, ’y a un désert Les longues quêtes dans la nuit, les jours arides, les soleils noirs, Nos faims, nos soifs, nos solitudes, nos cœurs blessés aux cendres éteintes, Nos yeux brûlés d’attente vaine, nos haines folles, nos déchirures, nos cris d’effroi et nos violences. Sur tes genoux, ’y a un désert.

En ta main gauche, Marie, ’y a un rameau Celui des vivants à l écoute et des prophètes d’espérance. Celui des larmes essuyées, des fleurs semées entre les pierres. Il parle de pardons offerts, et de frontières dépassées et de prisons ouvertes. En ta main gauche, ’y a un rameau.

Sur ton épaule, Marie, ’y a un oiseau L’oiseau réunit et sépare les eaux d’en bas, les eaux d’en haut, L’oiseau du paradis premier, et la colombe du déluge, L’oiseau de l’ombre en plein soleil, de la chaleur en nos hivers. En toi surgit l’inattendu. Sur ton épaule, ’y a un oiseau.

En tes deux bras, Marie, ’y a un enfant. Un enfant roi d’humanité, cadeau du ciel, agneau livré. Deux bras ouverts à tout venant, Deux pieds pour fouler nos batailles, Deux yeux si clairs que les printemps naissent de neige et de frimas. Voici que fleurissent nos croix ! En tes deux bras, ’y a un enfant.