Lundi 12 mars 2018 — Dernier ajout samedi 7 avril 2018

Le salut vient de Dieu Enregistrer au format PDF

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Vérité déjà révélée dans l’histoire du serpent d’airain, apprise dans notre enfance, et dont la signification ne nous était pas très familière…

Le peuple hébreu, en marche dans le désert, critiquait Dieu et Moïse : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ? est-ce pour nous faire mourir au désert ? »

Et voici que des serpents s’attaquèrent à eux et en firent périe un bon nombre. Mais tous ceux qui levaient les yeux sur le serpent d’airain dressé par Moïse étaient préservés de la mort !… Rien de magique dans cet événement ! Le Livre de Sagesse (16, 7) nous en livre la sens : « quiconque se tournait (vers le serpent) était sauvé, non par l’objet regardé, mais par le Sauveur du monde »

Quand Jésus s’adresse à Nicodème, (Jn 3, 14-21) il reprend à son compte le symbolisme du serpent de bronze. Pour Moïse, seul le peuple de l’Alliance est concerné ; dans le dialogue avec Nicodème, on repère que c’est tout homme, le monde entier qui est appelé à croire pour vivre de la vie de Dieu, à se tourner vers Celui qui , élevé sur une croix, donne sa vie pour que nous ayons la vie en plénitude… « Ce salut ne vient pas de nous, il est un don de Dieu ; c’est par grâce que vous êtes sauvés et par le moyen de la foi ». Un cadeau que nous sommes libres de recevoir ou de refuser  ! Croire, lever les yeux vers le Christ mort et ressuscité, c’est à dire s’ouvrir au don de Dieu, choisir au cœur du quotidien de se tourner vers la lumière, vers celui qui est chemin, vérité et Vie…

Qu’en ce temps de Carême, nous soit donnés le désir et la force !

Le texte de ce jour met aussi l’accent sur Jésus, Lumière du monde. Il ne nous est pas interdit de faire nôtre la prière de Marion Muller Colard :

Tu me mets à jour jusqu’aux recoins les plus insalubres de mon être, jusqu’aux angles morts de ma vie jusqu’à dévoiler l’inavouable et faire s’effondrer mes statues…

Et si je me sens acculée et effroyablement nue, tu me couvres de ton regard qui ne me dévisage pas dans ma misère mais sans cesse à nouveau m’envisage

Qui sinon toi éclaire les pans oubliés de notre humanité, les ressources vivifiantes de la vérité ? tu me mets à jour par amour !