Vendredi 13 avril 2018 — Dernier ajout samedi 16 juin 2018

Jésus, le Christ, Fils Bien Aimé du Père, venu en notre chair, est arraché à la mort. Enregistrer au format PDF

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C’est, de toutes parts, une œuvre d’amour. De cet Amour indéfectible qui unit le Père et le Fils dans l’Esprit Saint. Un Amour puissant dont « la puissance ne va qu’à donner la vie » Cet Amour tient le monde dans l’existence. Un Amour si avide de se communiquer qu’il nous est offert en abondance à tout moment de notre existence, à la mesure de notre désir.

Pour goûter à la source de cet amour vivant, contemplons le Christ Jésus dans sa relation au Père et son amour de ses frères humains. Demandons, comme le suggère Saint Ignace dans les Exercices, la « connaissance intérieure de Jésus » Reprenons quelques pages d’évangile où Jésus se tourne vers son Père ; c’est communion d’amour l’un avec l’autre dans l’Esprit Saint en toutes circonstances et une joie débordante. Dans cette présence à son Père il émane de Jésus une paix, une force, une impression « d’autorité ». A la Transfiguration, il est donné à trois de ses disciples d’être pris dans la splendeur lumineuse de cette communion. L’immensité de cet amour inouï ne peut que vouloir se répandre, se communiquer, éclairer, envahir toute chose. Tout le cosmos en est enveloppé. Chacun de nous est pris tout entier dans ce désir de Dieu de s’établir dans l’infini du monde comme à l’intime de chacun de nous.

En Jésus Ressuscité, toute notre existence humaine, y compris notre mort, est enveloppée dans la Victoire de Dieu sur les enfers et la mort. Dieu ne pouvait pas laisser son Fils dans la mort. Le corps du Bien Aimé ne pouvait pas être voué à la désintégration. Dieu ne veut pas laisser le monde dans le chaos. En Lui, tout est transfiguré sans être arraché à sa condition naturelle. L’humain reste humain. C’est une promesse gratuite et merveilleuse que Dieu fait aux hommes. Il les arrache à l’abîme du néant par la création, à la mort, celle de notre corps et la mort spirituelle du péché, par sa Mort Résurrection.

Avec les disciples, retrouvons la Joie de cette Rencontre inouïe de Celui que nous avons choisi pour Maître et Seigneur. Lui-même nous a pris pour ses amis. La raison qu’il en donne est sublime : « Tout ce que j’ai appris du Père, je vous l’ai fait connaître » La Joie de la présence est promise pour toujours. Cette joie nous inonde nous-mêmes par grâce dans la prière, dans les célébrations liturgiques et sacramentelles, dans la communion de tous à la même espérance. Joie et Paix sont les Grâces particulières de cette Célébration Pascale. A chacune de ses apparitions, Jésus souhaite la Paix. « La paix soit avec vous »

Ouvrons notre cœur à cette Paix de Jésus Ressuscité. Posons les gestes de la paix autour de nous. C’est Dieu qui trouvera, dans cette confiance que nous lui faisons, où et comment accomplir son Œuvre dans le monde : bénir et encourager ce qui est bon, infuser des désirs de paix et réconciliation là où sévissent l’opposition et la guerre. Sa compassion et son désir de guérison sont à l’œuvre, n’en doutons pas. Il attend nos prises de conscience, nos actions au plus près de là où nous sommes, notre compassion, notre prière en Lui, le Ressuscité.