Mardi 2 février 2016 — Dernier ajout mardi 9 février 2016

J’ai reconnu Dieu dans sa miséricorde Enregistrer au format PDF

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Marie-Claire Corbasson, associée aux Filles du Saint-Esprit, est hospitalière à Lourdes. Elle voit la miséricorde de Dieu.

C’est aux piscines, à Lourdes, que j’ai reconnu Dieu dans sa miséricorde. nous dit Marie-Claire Corbasson, associée à la Congrégation.

Le Seigneur aime la joie, il ne supporte pas la tristesse. Alors, je pense qu’avec sa maman à Lourdes , il est malheureux de voir tant de gens qui rassemblent en ce lieu toutes les misères, toutes les souffrances qu’ils viennent déposer, parce que lourdes . Mais souvent, l’aboutissement n’est pas assuré au coup de sifflet bref ! il a besoin de temps, d’intermédiaires, de médiateurs, on pourrait dire : « petites mains »

A l’issue d’un service aux piscines, fatiguée, je voulais me désaltérer, non plus à la Source des Fontaines, mais à la table d’un petit bistrot, pour y prendre un verre de jus d’orange. A côté de moi, un couple triste, mais bienveillant me sourit, mon béret blanc les interpellant d’hospitalière .. Est-ce moi ou eux, je ne sais ? Ils attendaient quelque chose. Dans ce cas là, on ne tourne pas autour de pot.

« Nous irions bien nous plonger dans l’eau des piscines me dit l’épouse, mais nous ne l’avons jamais fait,. Nous sommes ici pour confier à la Vierge toutes les souffrances que nous ne pouvons plus porter seuls : la maladie incurable de notre petit fils, nos enfants qui se séparent. Et moi de dire : » cela tombe bien, aujourd’hui, j’ai plongé beaucoup de personnes, mais moi, je n’ai pas eu le temps de m’y plonger. Si vous voulez, nous y allons ensemble ? l’appréhension tombe, la marche lente devient plus rapide, plus assurée, Marie nous attend, pressons-nous  !

Chacun et chacune attend son tour sur le banc, derrière le rideau rayé de bleu et de blanc avant d’entrer dans les bassins. Et moi de murmurer à l’oreille de la pauvre maman « si vous voulez, on s’attend à la sortie ».

Comment Marie leur a parlé ?

 Un demi-heure plus tard au même troquet, attablés, tous les trois déchargés..devant le même jus d’orange, mais celui-là avait un subtil parfum de « miséricorde divine » 

Vos témoignages

  • Isabelle 2 février 2016 17:33

    merci Marie Claire pour ce beau témoignage ! Se laisser conduire par l’Esprit … Il n’y a pas de hasard, vous deviez vous rencontrer et faire cette démarche ensemble.