Mercredi 11 avril 2012 — Dernier ajout jeudi 12 avril 2012

Emmaüs

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Tandis qu’Il nous parlait en chemin…

Deux voyageurs cheminaient vers le village d’Emmaüs, peinés, déçus, désespérés. Ils remuaient, retournaient dans leur terre intérieure les raisons de leur douleur : Arrestation, humiliation, dérision, crucifixion. Rien n’avait été épargné A leur Maître Bien Aimé.

Tandis qu’une épaisse nuit enveloppait leur cœur meurtri, un étrange voyageur les rejoignit. Ajustant son pas à leurs pas, il prêta l’oreille à Cléophas dont le récit plein d’émotion forçait l’admiration pour Jésus le Nazarénien. La mort de ce prophète Avait balayé leur projet Leur rêve de promotion. C’est alors que soudain , le voyageur ouvrit la bouche et raconta « son » histoire Le récit lumineux réveilla leur mémoire. Un arc en ciel venait de naître dans leur cœur. Ils goûtaient la voix familière pleine de lumière. Les mots, couleur soleil levant dansaient comme les feuilles au vent. Leurs pas se faisaient pressants dans le soir couchant.

Au carrefour, le voyageur fit semblant de s’éloigner mais d’un seul cœur ils le prièrent de rester. A lors, il entra, s’attabla. L’auberge s’illumina. A la vue du pain préparé, leur mémoire intérieure fut réveillée. La bénédiction fleurissait sur les lèvres du Bien aimé. Le bon pain doré avait goût de fraternité. Dans leurs yeux étonnés, on pouvait lire : c’est bien lui !

Alors, les disciples se levèrent Et retournèrent vers leurs frères, remplis de joie, dynamisés par la parole éclairée, forts du pain partagé pressés de retrouver leur fraternité.

Tels des Messagers ailés ils rejoignirent le cœur de la cité qu’ils avaient désertée. Dans la musique de leur pas on entendait résonner les alleluia !

Merci Seigneur pour ce chemin d’Emmaüs, pour ton écoute silencieuse où ta parole de feu nous a ouvert les yeux ; Merci Seigneur Pour cette halte à l’auberge. Donne-nous le goût de ces rendez- vous d’amour où l’amitié tissée, la parole partagée nous envoient vers nos frères en attente de fraternité.