Samedi 2 mai 2015 — Dernier ajout mardi 2 juin 2015

Commentaire d’Evangile Enregistrer au format PDF

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Dimanche 22 juillet 2018, seizième dimanche du temps ordinaire

« Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu »

Saint Bède le Vénérable (v. 673-735), moine, docteur de l'Église
Commentaire sur l'évangile de Marc, 2 ; CCL 120, 510 (trad. cf Delhougne, Les Pères commentent, p. 270)

« Les apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. » Les apôtres ne sont pas seuls...; il y a d'autres disciples de Jésus et des disciples de Jean Baptiste... « Jésus leur dit : 'Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu' ». Pour faire comprendre combien il était nécessaire d'accorder du repos aux disciples, l'évangéliste poursuit en disant : « De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger ». Cette fatigue de ceux qui enseignaient, ainsi que l'ardeur de ceux qui se laissaient instruire, montrent bien ici comme on était heureux en ce temps-là. Si seulement la providence de Dieu faisait de même encore à notre époque, et qu'un grand nombre de fidèles se pressait autour des ministres de la Parole pour les entendre, sans même leur laisser le temps de reprendre des forces !... Si l'on réclamait d'eux à temps et à contretemps la parole de foi et le ministère du salut, ils brûleraient du désir de méditer eux-mêmes les préceptes de Dieu et de les mettre sans cesse en pratique, de sorte que leurs actes ne démentent pas leurs enseignements. « Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart »... Les gens les ont suivis. En toute hâte ils ont pris la route du désert, non sur des ânes ou des véhicules de tout genre, mais à pied, et ils ont montré, par cet effort personnel, quel grand soin ils avaient de leur salut. En retour, Jésus a accueilli ces gens fatigués. Comme sauveur et médecin plein de puissance et de bonté, il a instruit les ignorants, guéri les malades et nourri les affamés, manifestant ainsi quelle grande joie lui procure l'amour des croyants.