Dimanche 19 avril 2015 — Dernier ajout mercredi 24 juin 2015

Bienheureuses blessures Enregistrer au format PDF

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« Après sa résurrection, Jésus n’a plus voulu être touché que par ses plaies » (Pascal) « Voyez mes mains et mes pieds, touchez-moi, regardez-moi » (Lc 24, 39) « Avance ton doigt et regarde mes mains ; avance ta main et enfonce-là dans mon côté » (Jn 20, 27)

Ce n’est pas à la splendeur, à l’éclat de son visage, ni à son pouvoir d’entrer dans les maisons toutes portes verrouillées que Jésus a suscité la foi de Thomas, mais en l’invitant à contempler et à toucher ses plaies.

« C’est aussitôt après avoir touché et reconnu les cicatrices que le disciple incrédule s’écria « mon Seigneur et mon Dieu  ». Ces cicatrices révélaient celui qui, chez les autres guérissait toutes les blessures. Est-ce que Notre Seigneur n’aurait pas pu ressusciter sans ses cicatrices ? Mais il voyait dans le cœur de ses disciples des blessures que devaient guérir ces cicatrices qu’il avait gardées dans son corps. (St Augustin)

C’est à la fraction du pain, signe de son corps brisé, que les disciples d’Emmaüs ont, eux aussi, reconnu Jésus ressuscité.

Bernard Bro parle des plaies du Christ comme des « fissures de sa gloire ». Si nous voulons ressusciter avec Jésus ne gommons pas nos blessures : blessures d’enfance, blessures reçues de tous les coups de la vie, des autres, des situations. C’est à l’intérieur de nos blessures, de nos fissures, de nos handicaps que l’esprit de Jésus travaille pour en faire jaillir la vie, pour en faire les « fissures de sa gloire ». Certaines douloureuses, profondes, d’autres superficielles mais qui pourraient s’infecter ; certaines très anciennes, d’autres plus récentes et mal cicatrisées.

« Quand nous nous tiendrons devant Dieu ce ne sont pas nos médailles qu’il regardera mais nos cicatrices. » (Jean Debruynne)

« Pour tout homme, il s’agit de passer d’un amour qui est une force, à un amour qui est une blessure  » (Bernard bro).

D’ailleurs peut-on parler de force quand il s’agit d’amour, seule chose qui ne peut se forcer ?

« Si la blessure se refermait par où viendrait à jour la source ? Si la blessure se refermait, par où serait donné le baiser ? Si la blessure se refermait, par où serait touché le cœur ? (Geneviève Esmenjaud)