Mercredi 11 novembre 2015 — Dernier ajout vendredi 15 avril 2016

« Allez en Galilée » Enregistrer au format PDF

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Entendu lors du Rassemblement National de la FEDEAR (Fédération d’Equipes Apostoliques de Religieuses et Religieux).

Emprunter le chemin de la fragilité : La Galilée est regardée avec dédain et mépris par les gens « purs » du temps de Jésus. Aujourd’hui, l’économie est idolâtrée dans notre société : la richesse, la finance, la rentabilité, la réussite sont nécessaires pour avoir la reconnaissance. Elle fabrique « la culture du déchet » (Pape François) qui est le lot des plus fragiles et qui engendre rejet, exclusion, violence, déshumanisation causée par un sentiment d’injustice intolérable.

Habiter notre monde, c’est questionner l’économie, nos manières de vivre. C’est aussi accepter nos propres fragilités , dont notre vieillissement, c’est « se laisser aller là où nous ne voudrions pas aller ». Consentir à nos fragilités nous rend capables d’accueillir la fragilité des autres : en faisant moins de choses, on peut écouter plus, rendre perceptibles les richesses qu’on n’entend pas dans le monde.

Servir la fragilité fait sortir de l’indifférence, donne une place dans la société à celui qui est exclu, qui est « sans… », casse le processus de la marginalisation. Aller vers les périphéries et dire au monde que tout homme, quel qu’il soit, a du prix peut faire bouger l’équilibre de la société. On rejoint la Galilée des nations.